samedi 11 avril 2009

Poule zantille !


vendredi 10 avril 2009

JOYEUSES PAQUES



JOYEUSES PAQUES à tous ceux qui liront ce blog !

samedi 28 juin 2008


l'horizon chimérique

Je me suis embarqué sur un vaisseau qui danse
Et roule bord sur bord et tangue et se balance
Mes pieds ont oublié la terre et ses chemins ;
Les vagues souples m'ont appris d'autres cadences
Plus belles que le rythme las des chants humains.

A vivre parmi vous, hélas ! avais-je une âme ?
Mes frères, j'ai souffert sur tous vos continents.
Je ne veux que la mer, je ne veux que le vent
Pour me bercer, comme un enfant, au creux des lames.

Hors du port qui n'est plus qu'une image effacée,
Les larmes du départ ne brûlent plus mes yeux.
Je ne me souviens pas de mes derniers adieux...
O ma peine, ma peine, où vous ai-je laissée ?

Voilà je suis parti plus loin que les Antilles,
Vers des pays nouveaux, lumineux et subtils.
Je n'emporte avec moi, pour toute pacotille,
Que mon coeur...Mais les sauvages, en voudront-ils ?

paroles de Jean de la Ville de Mirmont, interprétée par Julien Clerc, 2000.

vendredi 9 mai 2008

L'HORIZON CHIMERIQUE

II
Par l'appel souriant de sa claire étendue
Et les feux agités de ses miroirs dansants,
La mer, magicienne éblouissante et nue,
Eveille aux grands espoirs les coeurs adolescents.

Pour tenter de la fuir leur effort est stérile ;
Les moins aventureux deviennent ses amants,
Et, dès lors, un regret éternel les exile,
Car l'on ne guérit point de ses embrasements.

C'est elle, la première, en ouvrant sa ceinture
D'écume, qui m'offrit son amour dangereux
Dont mon âme a gardé pour toujours la brulure
Et dont j'ai conservé le reflet dans mes yeux.

Jean de LA VILLE de MIRMONT

STEAM-BOAT

En fumée elle est donc chassée
L'éternité, la traversée,
Qui fit de Vous ma soeur d'un jour,
Ma soeur d'amour !

Là-bas : cette mer incolore
Où ce qui fut Toi flotte encore...
Ici : la terre, ton écueil,
Tertre de deuil !

On t'espère là...Va légère !
Qui te bercera, Passagère ?
O passagère de mon coeur,
Ton remorqueur !

Quel Mélénas, sur son rivage,
Fait le pied ?...-Va, j'ai ton sillage...
J'ai, -quand il est là voir venir-
Ton souvenir !

Il n'aura pas, lui, ma Peureuse,
Les sauts de ta gorge houleuse !
Tes sourcils salès de poudrain
Pendant un grain !

Il ne t'aura pas : effrontée !
Par tes cheveux au vent fouettée !...
Ni, durant les longs quarts de nuit,
Ton doux ennui...

Ni ma poésie où - Posée,
Tu seras la mouette blessée,
Et moi le flot qu'elle rasa...
Et ceoetera.

-Le large, bête sans limite,
Me paraîtra bien grand, Petite,
Sans Toi !...Rien n'est plus l'horizon
Qu'une cloison.

Qu'elle va me sembler étroite,
Tout seul, la boîte à deux !...la boîte
Où nous n'avions qu'un oreiller
Pour sommeiller.

Déjà le soleil se fait sombre
Qui ne balance plus ton ombre,
Et la houle a fait un grand pli...
Comme l'oubli...

Ainsi déchantait sa fortune,
En vigie, au sec, dans la hune,
Par un soir frais, vers le matin,
Un pilotin.

"les Amours jaunes", Tristan Corbière

JE NE SAIS POURQUOI

Je ne sais pourquoi
Mon esprit amer
D'une aile inquiète et folle vole sur la mer,
Tout ce qui m'est cher,
D'une aile d'effroi
Mon amour le couve au ras des flots. Pourquoi, pourquoi ?